Quoi faire si vous trouvez de l’herbe à puce sur votre terrain? Comment réduire les risques de vous faire piquer par une tique?
La Ville de Saint-Lambert compte sur son territoire plusieurs espèces d’insectes et de plantes qui peuvent s’avérer nuisibles pour votre santé, comme l’herbe à poux, ainsi que pour votre propriété ou votre jardin, comme les scarabées japonais. Vous trouverez dans cette page des conseils et plusieurs ressources pour éviter ou limiter ces situations potentiellement nuisibles.
La maladie de Lyme peut être transmise par la piqûre d’une tique infectée. En Montérégie, le nombre de personnes infectées augmente progressivement. Des populations de tiques sont maintenant établies dans la région. Ces tiques se trouvent principalement dans les forêts, les boisés et les hautes herbes.
Le risque de se faire piquer est plus élevé entre les mois de mai et d’août, mais il faut rester vigilant d’avril à novembre.
Les adultes, les enfants et même les animaux faisant des activités de plein air dans les boisés (randonnée à pied ou à vélo, coupe et ramassage de bois, camping, chasse, la pêche et jardinage à proximité d’une forêt) risquent davantage d’être exposés aux tiques. Certains travailleurs accomplissant des tâches extérieures (voirie, moniteurs de camps d’été) sont aussi plus exposés aux tiques.
Afin de profiter pleinement des bienfaits de l’activité physique à l’extérieur, de simples moyens de prévention vous protègeront des piqûres de tiques, dans les endroits où elles sont présentes :
En savoir plus sur le site de la Santé publique de la Montérégie
Le scarabée japonais est un insecte exotique envahissant originaire du Japon. Au stade adulte, il s’attaque à plus de 250 espèces de plantes, plusieurs essences d’arbre et de nombreuses espèces maraichères. La larve du scarabée japonais, communément appelée « ver blanc », est une véritable affliction pour les pelouses. À ce stade, le scarabée s’alimente principalement des racines du gazon, ce qui se manifeste par l’apparition de plaques brunes d’herbe morte.
Le cycle biologique comprend 4 stades : œuf, larve, pupe et adulte. Les scarabées adultes sont très actifs l’été durant six à huit semaines. Ils s’alimentent préférablement lors de journées chaudes et humides et restent au repos les jours de pluie.
La femelle pond ses œufs à une profondeur de 8 cm dans un sol gazonné. Les larves émergent des œufs et se nourrissent de racines de graminées, comme le font également les hannetons. Les larves se développent et passent l’hiver sous forme de pupe.
L’adulte émerge à la fin juin et début juillet et se nourrit des feuilles et des fleurs de plusieurs plantes, dont les plantes du potager et certaines espèces d’arbres.

Le scarabée japonais ne possède aucun prédateur et est difficile à contrôler. Il n’y a pas de technique efficace pour l’éradiquer.
Toutefois, les moufettes, les ratons-laveurs et certains oiseaux comme les étourneaux sansonnets et les carouges seraient des prédateurs naturels du ver blanc. Certains insectes contribuent également au contrôle des vers blancs en les parasitant.
De façon générale, la clé du succès dans la prévention est d’avoir une pelouse vigoureuse et en santé. Il s’agit également de la solution la plus efficace à long terme.
Même si une pelouse a été ravagée par des mouffettes ou labourée par des ratons-laveurs à la recherche des petits insectes dont ils raffolent, on peut pratiquer diverses interventions en fonction de la condition du terrain:
L’application des nématodes (parasites) est efficace de la mi-août à la mi-septembre. Il s’agit d’une période où les vers blancs se retrouvent souvent à la surface du sol pour se nourrir des racines de la pelouse. La procédure est la suivante :
L’utilisation d’insecticides chimiques dans un potager est fortement déconseillée. Tout d’abord, les insecticides ne sont jamais efficaces à long terme, puisque les insectes résistants forment la nouvelle génération. De plus, vous risquez de tuer des insectes bénéfiques, comme les coccinelles, de redoutables combattantes contre les pucerons et les thrips du jardin.
L’application de pesticides est d’ailleurs assujettie au Règlement 2006-14 concernant l’usage de produits contenant des pesticides. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le règlement sur les pesticides.
En savoir plus sur le site de l'agence canadienne d’inspection des aliments
En savoir plus sur le site du gouvernement du Canada
Nez bouché, yeux qui coulent et qui piquent, du mois d’août aux premières gelées, l’herbe à poux fait encore des victimes. L’herbe à poux est une plante mesurant de 10 cm à 1,5 m de hauteur aux feuilles vertes semblables à celles d’une carotte. Lors de la floraison, les fleurs sont jaune verdâtre groupées en épis. L’élément allergène est le pollen qui cause le rhume des foins.

L’herbe à poux favorise la vie en commun et s’épanouit en colonie, encouragée par les rayons du soleil. Elle semble avoir un penchant pour les emprises de voies ferrées, le bord des trottoirs, les chantiers de construction, les terrains mal entretenus, un coin de terre dénudé où le calcium a brûlé la pelouse ou encore un racoin du jardin où le sol a été remué.
Cette allergie est très répandue, puisqu’elle affecte un Montégérien sur cinq. Les personnes allergiques ressentent ces symptômes : éternuements, congestion, irritations des yeux et de la gorge, etc.
Et même si les antihistaminiques et les décongestifs offerts sur le marché arrivent quelquefois à soulager les victimes de cette allergie respiratoire, il demeure des problèmes de santé, un coût social galopant engendré par les frais médicaux et l’absentéisme au travail.
Une solution radicale s’impose : enrayer le problème à la source en se débarrassant de la coupable!
Pour obtenir de meilleurs résultats, assurez-vous de couper ou d’arracher la plante au moins une fois à la mi-juillet, puis une seconde fois à la mi-août, puisque c’est à cette période que la plante produit son pollen.
Vous pouvez informer notre agente à l’environnement de toute observation d’herbe à poux sur un terrain public de la ville par courriel au patrouille.verte@saint-lambert.ca.
Depuis plusieurs années, la Ville de Saint-Lambert multiplie les actions afin de réduire la présence de l’herbe à poux sur son territoire et ses effets négatifs sur la santé des personnes qui y sont sensibles.
Parmi les actions posées par la Ville, notons entre autres le bilan annuel de la présence de la plante sur le territoire. Ce bilan permet d’avoir un portrait juste de la situation et de pouvoir mieux cibler les actions prioritaires. Sa cartographie identifie les sites critiques où la densité de la présence des plants est importante. La Ville est ainsi en mesure de contrôler la présence de l’agent allergène aux endroits prioritaires par une tonte bimensuelle et des campagnes d’arrachage ciblées.
En savoir plus sur le site du gouvernement du Québec
L’herbe à la puce est une plante mesurant de 20 cm à 1 m de hauteur se présentant sous une forme buissonnante, rampante ou grimpante. Son feuillage lustré est de couleur rouge vin au printemps, vert foncé en été et multicolore en automne. Cette plante contient une sève vénéneuse qui provoque une inflammation de la peau, et ce, même en hiver. Elle a plutôt tendance à pousser à proximité des zones boisées.
Tout le monde peut réagir à l’herbe à la puce s’il a été en contact avec la sève vénéneuse : inflammation rouge de la peau, vives démangeaisons et formation de cloques sur les parties atteintes.
Ne jamais composter ou brûler des plants d’herbe à la puce. L’inhalation de fumée dégagée par la combustion de la plante peut causer une réaction pulmonaire sévère.
En savoir plus sur le site du gouvernement du Québec
Le nerprun est une espèce exotique envahissante originaire de l’Eurasie, qui nuit surtout à la régénérescence des boisés québécois. Son écorce est brune et pourvue de lenticelles. Les feuilles, de forme ovale ou elliptique, sont vertes et très luisantes sur la face supérieure. Sa période de floraison et de fructification est étalée sur plusieurs mois. Les fleurs sont jaunes ou blanches, et les fruits passent du vert, au rouge jusqu’au noir. La plante peut mesurer de 2 à 8 mètres.

L’arbuste peut produire une grande quantité de fruits, allant de 430 à plus de 1800, contenant chacun plusieurs graines.
Les graines du nerprun ont la capacité de rester en dormance dans le sol pendant une période pouvant atteindre trois ans. Cela signifie que même si les graines tombent sur le sol, elles peuvent rester viables et germer ultérieurement, contribuant ainsi à la propagation continue de la plante.
De plus, le nerprun se reproduit par multiplication végétative, soit en produisant des clones à partir de ses racines.
Ces modes de reproduction, combinés au transport des fruits par les oiseaux, fait du nerprun une plante envahissante redoutable.

La présence du nerprun a des impacts sur la faune, la flore, l’agriculture et l’économie :
Il existe plusieurs façons de se débarrasser du nerprun :
Couper l’arbuste à la base, le plus près du sol possible et extraire ses racines du sol pour l’empêcher de revenir. Seulement couper l’arbuste ne fera que renforcer le système racinaire et favoriser la croissance de nouvelles tiges.
Si les branches enlevées portent fruit, les expédier à l’enfouissement ou les brûler. Ne pas les mettre au compost.
Pour prévenir la germination de nouveaux nerpruns, il est recommandé de couvrir la superficie autrefois sous l’arbuste de 10 cm de paillis et/ou de planter un arbre ou un arbuste indigène. Des exemples d’arbustes indigènes sont l’amélanchier du Canada, l’aronie à fruits noirs, le raisin d’ours, le houx verticillé, le sureau blanc, le bleuet à feuilles étroites et le cornouiller à feuilles alternes.
Ville de Saint-Lambert | Arbres
Dans la mesure où il y a une infestation plus importante, il est possible de couper l’arbuste à la base et d’appliquer un herbicide sur la souche. Toutefois, il est important de noter que cet herbicide doit être approuvé par la Ville, et qu’il implique un permis d’utilisation.
Vous pouvez consulter la Division de l’environnement par courriel à eco.brigade@saint-lambert.ca pour obtenir des conseils spécifiques afin de choisir la meilleure approche de contrôle du nerprun adapté à votre situation.
Avis de recherche forestière de Ressources Naturelles Québec
Site du Conseil Régional de l'Environnement
Dépôt institutionnel de l'Université de Montréal
Guide de gestion du nerprun bourdaine pour les propriétaires forestiers

L’agrile du frêne (Agrilus planipennis) est un insecte envahissant d’origine asiatique qui s’attaque à tous les types de frêne. Les frênes infestés meurent généralement après deux ou trois ans, mais il arrive que des arbres gravement touchés meurent au bout d’un an.
Voici quelques signes que peut présenter un frêne infesté. Notez que les premiers signes se manifestent au niveau de la cime :

Reconnaître les signes d’infestation de l’agrile sur un frêne peut s’avérer difficile. D’ailleurs, certains symptômes peuvent s’apparenter à d’autres maladies.
Afin de vous faire confirmer que votre arbre souffre de l’agrile, nous vous invitons à vous référer à un spécialiste (arboriculteur, spécialiste en horticulture, ingénieur forestier, élagueur, etc.). Une liste de spécialistes est disponible sur le site Internet à la Société Internationale d’Arboriculture Québec inc. (SIAQ) au www.siaq.org.
Un frêne dont 30 % des branches sont atteintes de dépérissement est généralement considéré comme trop attaqué pour être sauvé par des traitements comme le TreeAzinMD. Le TreeAzinMD peut contrôler efficacement l’infestation de l’agrile du frêne, mais il ne garantit pas la survie de l’arbre et le traitement doit être répété tous les deux ans.
L’arbre devra être abattu entre le 1er octobre et le 15 mars afin d’éviter de propager l’agrile du frêne. À l’extérieur de cette période, en raison du risque élevé de propagation de l’insecte, il est fortement recommandé de limiter les abattages de frênes aux cas potentiellement dangereux. L’abattage d’un arbre nécessite généralement un permis auprès du Service de l’urbanisme, des permis et de l’inspection. Vous pouvez communiquer avec le service au 450 672-4444 ou formuler votre demande via notre plateforme en ligne.
En savoir plus sur le site de l'agence canadienne d’inspection des aliments
Consultez la carte interactive de Saint-Lambert.